Accord secret: deux narcotrafiquants Arabes libérés, des milices contre le MNLA

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Pour atteindre ses objectifs, le Mali ne recule devant aucun principe fondamental de gestion étatique. En 2010 pour obtenir les faveurs de Paris, il relâchait quatre (4) terroristes d'AQMI en échange de celle de Pierre Camatte. Pour combattre le MNLA, il a réactivé sa malice du Gandakoy et s'apprêterait à relâcher deux barons du narcotrafic pour l'obtention du soutien de milices Arabes.

En Février 2010, pour obtenir les bonnes faveurs de Paris, Le Mali acceptait les caprices de Sarkozy et de Paris en libérant quatre (4) locataires de ces prisons en échange de celle du Français Pierre Camatte. Comment un pays, pour obtenir des avantages en nature d'un autre compromet autant la protection de ces populations (et celles des pays limitrophes) qu'il est supposé protéger? L'Algérie, et la Mauritanie qui ont des principes qu'ils ne trahissent pas, ont rappelé leur ambassadeurs au Mali entre autres protestations à l'encontre de celui qu'ils ont toujours qualifier de maillon faible de la guerre contre le terrorisme au Sahel.

Le Mali a frappé encore plus fort aujourd'hui avec un accord qui aurait été établi avec certains membres de la communauté Arabe du Mali. Les termes de l'accord sont les suivants :

- Le Gouvernement Malien libère deux suspects (appartenant à la communauté Arabe) arrêtés dans l'Affaire d'Air Cocaïne, ce Boeing 727 transportant de la drogue et dont l'épave calciné fut retrouvé à Tarkint, à 150 km de Gao.

- En contrepartie, la communauté Arabe forme des milices qui combattront le MNLA.

Comme dans l'Affaire d'Air Cocaïne, ces suspects seront remis en liberté après une mascarade administrative et judiciaire. Dans l'accord qui aurait été passé les deux riches narcotrafiquants qui avaient été arrêté en Mars 2011 sous les pressions occidentales seront libérés après que des vrais-faux certificats de décès seront établis par l'administration malienne et remis à leurs familles.

Ces têtes pensantes du trafic de drogue au Mali qui se font passer pour des commerçants sont Ould Owainat, et un autre Arabe né à Lâayoune au Sahara Occidental, de nationalité Malienne et dont la famille réside à Tombouctou. Déjà en Avril dernier, une source du ministère malien évoquait des "pressions pour obtenir la libération de ces deux principaux suspects". Les auteurs de ces pressions ont profités de la crise actuelle pour les réactiver.

Pour obtenir la liberation de ces deux barons, ils se sont engagés à former des milices faites de civiles Arabes pour combattre le MNLA en lieu et place de l'armée malienne. C'est ainsi qu'une source proche du dossier ayant requis l'anonymat affirme que des populations civils arabes se regroupent présentement à Gao pour former des milices sous les ordres du Colonel-Major Abderahmane Ould Meydou.

Malgré les quantité incroyable d'armes et de logistiques de guerres reçu d'Algérie, des Etats Unis, de la France, et d'autres pays de l'OTAN, le Mali juge une fois de plus son armée incapable d'assurer la sécurité des personnes et des biens sur un territoire dont il clame le contrôle. Aujourd'hui au Mali la honte ne tue plus. L'utilisation de civils finira par couter cher dans un pays où la séparation des pouvoirs est inexistante, et où ce sont les civils qui assurent désormais la protection de l'armée en temps de guerre. Les honnêtes citoyens comme l'ancien Premier Ministre Mohamed Ahmed Ag Hamani pourront tirer la sonnette d'alarme à maintes reprises en affirmant «La sécurité ne peut pas venir si il y a des milices qui la menacent. L'Etat doit arrêter de gérer les problèmes de sécurité et de développement sur des bases communautaires», ils ne seront pas écouter par un gouvernement lui-même impliqué dans l'insécurité et le trafic de drogue.

 

Par Alghatek Ag Emasseye.