Kidal, In-Khalil, Tombouctou et Gao contre les obscurantistes; rien ne vas plus chez Ansar Adine

In-Khalil-nous-comdamnons-frappees-femmes-azawadAvec des larmes aux yeux, nous reportions il y a quelques la sombre journée historique qu'avait fait vivre l'organisation obscurantiste aux femmes de Kidal. Comme annoncé, des manifestations ont eu lieu les deux jours suivants, non seulement à Kidal, mais aussi dans plusieurs villes Azawadiennes. Après cette vague de démonstration sans précédent, Ansar Adine se retrouve affaibli plus que jamais.

Depuis quelques mois, une certaine élite corrompue du MNLA qui ne partage pas forcement les mêmes objectifs que ce mouvement révolutionnaire a entrepris un grand nombre d'actions qui ont d'abord vu la naissance d'Ansar Adine et ensuite son renforcement. La grande naïveté de cette élite et son laxisme ce sont traduit par une prise de confiance d'Ansar Adine. C'est cette prise de confiance d'une organisation qui n'était qu'un groupuscule qui a conduit aux nombreux abus qu'elle a commis.

Parmi ces abus, il y a ceux de ce triste Mardi noir, où pour la première fois dans l'histoire du peuple Touareg, des hommes battaient en publics des femmes. Même si elle permise d'éviter un désastre, la réaction du MNLA, n'a pas empêchée ce dont nous avons toujours du mal à parler.

N'étant pas disposé à se faire imposer un quelconque diktat par qui que ce soit, les femmes Touareg ont manifesté leur rejet de cet obscurantisme sur l'ensemble du territoire de l'Azawad, et pas seulement.

Alerté par ce qui s'était passé le Mardi noir, Intallah Ag Attaher, Chef Suprême des tribus de l'Adagh (région de Kidal) a demandé aux femmes de Kidal de venir le cherché le jour suivant pour manifester avec elles. Pour des questions sanitaires, et à cause de son âge avancé, les femmes n'ont pas jugées utile de lui faire prendre part aux manifestations des jours suivants. Il faut aussi dire que la présence du patriarche Intallah Ag Attaher n'était pas nécessaire parce que des dames de fer de l'Azawad ont convergés vers Kidal dans une délégation conduite par Assi Walet Hita, présidente de l'Association des Femmes de l'Azawad. Certaines de ces femmes sont connues pour avoir tenu tête à tous les leaders d'Ansar Adine a commencé par le sombre Iyad Ag Ghaly lui-même.

C'est ainsi que les manifestations du Mercredi (6 Juin) et du Jeudi (7 Juin) se sont très bien passé. Malgré la peur, un peu plus de 200 femmes ont manifesté le Mercredi, en expliquant à qui voulait l'entendre qu'elles ne porteront jamais la burka, et que jamais elles n'accepteraient que des complexés de circonstances ne remplacent leur culture millénaire par une autre. Le nombre de femmes dans les rues fut encore plus grand le Jeudi, date où de nombreux jeunes accompagnant leur sœurs et mères ont bravés les directions de ces obscurantistes.

Dès le Mercredi, les manifestations se sont multipliées sur l'ensemble du territoire de l'Azawad. A In-Khalil, ce ne sont pas moins de 1.800 femmes, hommes, et enfants qui ont manifestés leur indignation aux actes barbes commis par les obscurantistes d'Ansar Adine. On pouvait lire «Nous condamnons que des femmes Touareg soient frappés à Kidal» ou encore «Nous disons Non à la Charia, Oui à la démocratie». Cet évènement fut résumé par Tihaye Etrane dans la vidéo ci-dessus.



A Gao, une partie de la jeunesse a notifié à la direction du MNLA qu'elle vieille au grain et qu'elle ne permettra pas que la révolution Azawadienne soit trahie, ou qu'elle soit récupérer par les obscurantistes d'Ansar Adine. La direction du MNLA a compris que le silence des Azawadiens n'est pas une carte blanche pour agir comme elle le souhaite. Une journée après cette rencontre, une partie des combattants d'Ansar Adine qui accompagnaient Iyad Ag Ghaly il y a un mois pour les négociations ont quittés la ville. Des rencontres similaires ont également eu lieux à Tombouctou.

D'autres manifestations ont eu lieu dans plusieurs localités de l'Azawad pour soutenir les femmes de Kidal et pour rejeter l'islamisme de circonstance d'Ansar Adine.

Blessés dans leur amour propre de nombreux combattants du MNLA ont décidés de ne plus se soumettre aux ordres qui les obligeaient de rester passif face au diktat d'Ansar Adine.

C'est ainsi que depuis le Jeudi, le groupuscule Ansar Adine se retrouve sens dessus dessous, et sa case commence à brulé à petit feu. D'abord ce fut des combattants qui ont quittés cette organisation obscurantiste lorsqu'ils ont compris qu'Iyad Ag Ghaly n'avait aucune intention de rejoindre l'Azawad et qu'il attend juste l'occasion de les «vendre» au Mali comme ce fut le cas, il y a une vingtaine d'années.

Sur le plan leadership, nos sources à Kidal affirment qu'une division commence à prendre forme chez Ansar Adine entre les camps d'Iyad Ag Ghaly et celui d'Alghabass Ag Intallah. Le camp d'Alghabass Ag Intallah, avec Cheikh Ag Aoussa comme lieutenant serait favorable à un rapprochement avec le MNLA. Si cette information s'avère dans le futur, nous jugeons ce rapprochement comme étant momentané car nous n'oublions pas qu'Alghabass avait rejoint le MNLA il y a quelques mois, et qu'il est ensuite passé du côté d'Ansar Adine. En tout état de cause, c'est l'une des nombreuses raisons qui fait que rien ne vas plus chez Ansar Adine.

Pour exprimer ce malaise chez Ansar Adine, cette organisation obscurantiste a coupé le réseau téléphonique à Kidal. C'est cette action qui fut utilisé comme prétexte par des forces obscurantistes pour relayer à travers l'AFP une fausse information faisant état d'affrontement entre le MNLA et Ansar Adine. En l'état actuel, des affrontements entre ces deux forces ne sont pas nécessaires car tout porte à croire qu'Ansar Adine se désintégrera de lui-même.


Par Aljimite Ag Mouchallatte

Commentaires (2)
  • hadesh walet mahmoud

    Vive la revolution de la femme touareg face a AQMI. J'espere que cette revolution de la femme touareg sera noter dans l'histoire. Elle doit etre celebrer pour toujour. Cette revolution de la femme touareg montre au monde, qu'elle est une femme lib

  • lurcher

    L'Algerie accusee de creer et manipuler la crise a son aventage dans le Sahel comme dans le Saharah Occidental marocain, pour son propre interet et la domination des ressources dans la region.

    L’Algérie instrumentalise la question touareg à des fins hégémoniques
    Samedi 9 Juin 2012 - 15:36
    Les douloureux évènements qui ont secoué le Mali, et qui se poursuivent malheureusement encore aujourd’hui, interpellent la communauté internationale et notamment les pays de la région sahélo-saharienne sur le rôle plus que suspect de l’Algérie dans son implication directe ou indirecte dans cette crise malienne et dans sa gestion de la lutte anti-anti-terroriste sur son territoire, particulièrement dans les confins sahariens frontaliers avec le Mali et le Niger.


    L'Algérie, qui se considère, à tord d’ailleurs, comme la seule et unique puissance régionale incontournable pour régler par le dialogue la crise dans laquelle a sombré le Mali, avec un Sud sans institution stable et un Nord fragmenté par des groupes terroristes et mafieux, n’a jamais esquissé un plan de sortie de crise au Mali ou tenter de combattre efficacement le terrorisme, la criminalité transnationale et l’immigration clandestine dans sa zone sahélo-saharienne.
    Une indifférence des autorités militaro-politiques et sécuritaires algériennes, si ce n’est quelques gesticulation stériles et sans intérêts, qui inquiète de plus en plus ses voisins, les pays de la région ainsi que la communauté internationale.
    Cette indifférence, ou plutôt cette attitude irresponsable, s’explique notamment par le fait qu’il est de notoriété publique qu’une multitude de groupuscules du Nord Mali ont tissé des liens d’une grande proximité avec les algériens à travers des liens familiaux, mafieux, criminels, terroristes ou même économiques.
    Elle est également la résultante qu’AQMI est un monstre créé par l’Algérie. Il ne faut pas occulter le fait que ce le groupe est constitué d’anciens membres du Groupe islamiste armée (GIA, créé après la confiscation de la victoire du Front Islamique du Salut aux élections législatives en 1992), d’anciens membres des forces armées et d’éléments des services algériens.
    En effet, il de notoriété publique que les sécuritaires algériens ont infiltré AQMI et donc d’opèrent aujourd’hui un certain contrôle sur ce mouvement afin de répondre aux intérêts de certains cercles algériens qui sont multiples.
    Parmi ses intérêts, il y a lieu de souligner celui de diriger les terroristes jihadistes hors de son territoire et de les orienter vers le Mali afin créer une zone grise au nord du Mali car c’est une région où il existe un trafic de drogue très important, dans lequel certains cercles très élevés maliens et algériens sont impliqués.
    Autre intérêts de la mafia militaro-politico-économique algérienne, et non des moindres, celui des enjeux pétroliers.
    Un contrôle total par l’Algérie sur les terroristes d’AQMI évoluant en toute liberté et quiétude sur son territoire et dans le Nord du Mali permettrait aux foreurs de l’entreprise algérienne SONATRACH, en créant un vide de contrôle du pouvoir malien, de faciliter leur déplacement en toute liberté dans cette zone sous souveraineté malienne.
    En effet, l'annonce de la découverte du pétrole dans le septentrion malien, a attisé des appé !@#$%^&* certains au sein de la hiérarchie algérienne mais aussi suscité une hantise de voir ses voisins malien et nigérien s'affranchir de sa sphère d’influence en raison de leur richesses minières et de leur riche potentiel en ressources pétrolières et gazières.
    Une richesse qui poserait la question du leadership, déjà fortement émoussé, de l’Algérie sur le continent africain mais aussi dans le monde arabo-islamique ainsi qu’auprès des organisations internationales.
    La stratégie algérienne est toute simple :
    1/ rester très passive, comme si Alger attendait de voir la suite des événements avant de se prononcer En cas d’obtention de l’indépendance de l’AZAWAD, l’Algérie pourra dire qu’elle n’a pas contré le MNLA. Pour l’Algérie, ce ne serait pas totalement négatif puisqu’elle pourrait éventuellement imposer son influence sur un Etat nouvellement indépendant, sous sa coupe et renfermant l’essentiel des richesses maliennes, que sur le Mali, pays avec qui les relations ne sont pas très bonnes.
    2/ en cas d’échec, Alger pourra toujours prétendre qu’elle n’a jamais été non solidaire du mouvement, et offrir sa médiation, rôle qu’elle a déjà joué dans la rébellion de 1990.
    Au final l’Algérie laisse la situation pourrir pour savoir sur qui elle pourra avoir le plus d’influence, afin de tirer le maximum d’opportunités le moment venu.
    Il ressort donc de ce qui précède que l’Algérie tente par tous les moyens de « somaliser » la région sahélo-saharienne. Cette affirmation est confirmée par le fait que les autorités algériennes refusent de s’impliquer sérieusement dans l’éradication du terrorisme ou du sécessionnisme dans toute la zone.
    Cette attitude irresponsable a été fermement soulignée dernièrement par le Ministre nigérien des Affaires Etrangères, Monsieur Mohamed Bazoum.
    Ce dernier a rappelé qu’il devient urgent que les Algériens sortent de leur attitude de retrait et d'expectative, qu'ils doivent se réveiller face à la grave situation qui prévaut au Nord Mali
    Il a également souligné le CEMOC (Comité d’Etat-Major Opérationnel Unifié) était conçu pour faire face à de telles situations. Or, depuis que cela est arrivé au Mali, cette entité a été mise en hibernation par l’Algérie et qu’elle doit aujourd’hui justifier sa position de retrait et d’expectative qui porte gravement à la souveraineté des Etats et à la sécurité des populations de la région.
    Pour le Ministre nigérien, il est également primordial que l’Algérie intègre le fait que seule l’option militaire est à même d’éradiquer définitivement la menace terroriste d’AQMI.
    A ce sujet, le Maroc a été invité à s’impliquer dans la lutte anti-AQMI par le Niger et le Mali. Contrairement à l’Algérie, le Maroc demeure convaincu de la nécessité d’une démarche basée sur la coordination des actions pour faire face aux défis sécuritaires dans la région du Sahel.
    La participation du Maroc à la lutte antiterroriste dans la région du Sahel se fait de plus en plus nécessaire.
    Les Etats de cette région de l’Afrique, marquée par une forte présence d’AQMI, un ex-Groupe salafiste de prédication et de combat algérien, sont conscients de cette urgence. Ils affichent désormais publiquement leur adhésion à cette thèse malgré l’opposition manifeste de l’Algérie à la participation de son voisin de l’ouest dans ce combat
    D’ailleurs, la position du Royaume à propos de cette question est claire. Le Maroc demeure convaincu de la nécessité d’une démarche basée sur la conjugaison des efforts et la coordination des actions pour faire face aux défis sécuritaires régionaux.
    J’ajouterai que le Maroc accueillera dès le 09 juin 2012 le prochain conseil exécutif des ministres des Affaires étrangères de la Communauté des États sahélo-sahariens (Cen-Sad) qui regroupe 28 pays d’Afrique.
    Cette ré a pour objectif d’insuffler une nouvelle dynamique à cette organisation et dont une de ses principales missions est la promotion de la paix et de la sécurité. Une paix mise à mal dans la région en ébullition et dont certaines parties comme le Mali sont déstabilisées avec le risque d’une contagion régionale et d’une «kurdistanisation» qui toucherait l’arc sahélo-saharien.
    En conclusion Il est plus que jamais clair que le régime algérien s’obstine à vouloir cacher ce qui ce passe dans cette région du monde pour servir ses propres intérêts, alors que la lutte contre la nébuleuse terroriste au Sahel exige une coopération étroite entre l’ensemble des Etats de la région.
    L’Algérie tient toujours, pour des raisons inavouables, à sa position intransigeante malgré les mutations profondes que connaît la région, notamment la vague de protestation qui secoue le monde arabe et la mort d’Oussama Ben Laden, leader emblématique d’Al Qaida, avec tout ce que cela pourrait impliquer comme risque de radicalisation des filiales régionales de cette organisation terroriste, notamment AQMI, dirigée par l’Algérien Abdelmalek Droukdel.
    L’Algérie instrumentalise donc la question touareg, comme elle le fait pour celle du Sahara marocain, à des fins hégémoniques et de leadership sur le continent africain et arabo-musulman. Mais elle a oublié que la patience du Maroc, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, de la Tunisie, de la Libye, du Tchad, du Burkina Faso, du Sénégal, du Nigéria et d’autres pays a atteint ses limites.

    Source: Leral.net

    Tew Mou Tew News

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