Déclaration du MNLA: L’armée malienne obtient des témoignages forcés à Doro

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Déclaration du MNLA

 

L'armée malienne obtient des témoignages forcés à Doro

 

Aujourd'hui, jour de foire à Doro, à 100 km de Gao, dans la région du Gourma, l'armée malienne a mobilisé un convoi complet de soldats. Ils ont investi le marché et forcé une centaine d'azawadiens a attendre "des journalistes" qu'ils sont allés chercher à Gao afin de "recueillir" les témoignages de ces personnes qu'ils retiennent de force par la terreur et la persuasion des armes. Ces victimes du terrorisme militaire malien à Doro sont sommées de témoigner de "l'irréprochabilité de l'armée malienne", "pas d'exaction", " pas d'exécution extrajudiciaire", " pas de viol", "pas de pillage" etc., sous peine de subir toutes ces exactions.

Ces derniers temps, les situations d'arrestations, de disparitions, de viols et d'assassinat sont en train de s'intensifier de manière dramatique sur les azawadiens. Le MNLA interpelle une dernière fois les instances internationales, et en particulier la France qui a réintroduit les soldats maliens dans l'Azawad, sur leur entière responsabilité dans cette opération de nettoyage ethnique. En effet, hormis les organisations de défenses des droits humains(Amnesty international et Human Right Watch) ainsi que le Conseiller spécial du Secrétaire général de l'ONU pour la prévention du génocide au Mali, les indignations et les condamnations sont scandaleusement "timides" et témoignent d'une indifférence indigne du respect élémentaire des droits humains. Face à cette indifférence et face au redéploiement de l'armée malienne à la faveur de l'opération Serval, empêchant de facto le déploiement du MNLA sur le territoire de l'Azawad pour garantir la sécurité des civils, la population est maintenant déterminée à s'organiser en groupe d'autodéfense et en a dument informé le MNLA.

Le MNLA a dés le début de l'opération Serval alerté sur les horreur commises par l'armée malienne à l'encontre des civils azawadiens. Le MNLA dégage toute responsabilité face à l'évolution tragique de la situation des civils dans l'Azawad. L'armée française qui appui l'armée malienne dans son redéploiement dans l'Azawad n'est visiblement pas en mesure de faire cesser les crimes de guerre commis contre les civils, ni de garantir la sécurité des civils ainsi livré à la vengeance ethnique malienne. De ce fait, de nombreux azawadiens ont informé le MNLA qu'ils allaient prendre en charge eux-mêmes leur protection assurant qu'ils préfèrent "mourir en se défendant" plutôt que de "mourir les mains attachés derrière le dos" après avoir subi "viol et tortures": "Mourir pour mourir, autant mourir dans la dignité", tel est le dernier mot des civils de l'Azawad. Le MNLA en a pris acte et informe l'opinion internationale sur les graves conséquences qui peuvent s'en suivre.

 

Ouagadougou, le 20/03/2013

 

Mossa Ag Attaher,

Porte-parole du MNLA,

Chargé de communication du CTEA