S.E. Bilal Ag Acherif, Président du CTEA, porte la voix d'un Azawad libre et indépendant en France

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Une délégation de haut niveau du MNLA séjourne actuellement en France sur invitation des autorités françaises, qui en perte de vitesse tentent de mettre fin aux revendications nobles et légitimes du peuple azawadien. S.E. Bilal Ag Acherif a rappelé à la France que le MNLA à un seul et unique objet d'être: l'indépendance de l'Azawad.

Depuis Mercredi 21 Novembre 2012, une délégation de haut niveau du MNLA séjourne à Paris. Sur invitation et insistance de la France, Son Excellence Bilal Ag Acherif, Président du CTEA y entame une visite officielle.

Après avoir tenté d'ignorer le MNLA pendant des mois, la France a compris qu'elle était elle-même en perte de vitesse, la communauté internationale comprenant de plus en plus qu'elle ne jouait pas carte sur table, et semblait vouloir occulter les véritables sources du problème.

Pour ne pas perdre toute son avance dans le dossier de la décolonisation de l'Azawad, la France a joué des mains et des pieds pour que le Président du CTEA en personne se rende à Paris. Contre toute attente, la France a tenu à la délégation du MNLA le même discours qu'elle a toujours tenu depuis le 17 Janvier, c'est-à-dire que l'intégrité territoriale fabriquée de toute pièce du colonisateur malien est intouchable et que le MNLA devrait abandonner sa seule revendication qui est l'indépendance de l'Azawad ; revendication qui sera officialisé à travers l'organisation d'un referendum d'autodétermination selon les termes précisés par les chartes Nations Unies et de l'Union Africaine.

Durant la rencontre avec les plus hautes autorités françaises, et comme à son habitude, la réponse de Son Excellence Bilal Ag Acherif a été courte, cordiale, et sans équivoque. Après avoir remerciée la France pour son invitation, il a continué en affirmant que «le MNLA est un mouvement qui a toujours prôné l'indépendance de l'Azawad. Par conséquent, le MNLA ne revendiquera rien d'autre que l'indépendance de l'Azawad et rien d'autre ne pourra contenter le MNLA à part une indépendance totale de l'Azawad.»

En somme Son Excellence Bilal Ag Acherif a dit à la France que le MNLA continuera son combat qu'il pleuve ou qu'il neige. En d'autres termes, comprenez par-là que malgré toutes les isolations diplomatiques que peut orchestrer la France, le MNLA poursuivra son objectif, le seul et unique objectif du peuple de l'Azawad : l'accession à l'honneur et à la souveraineté.

Il faut que pour la France il est hors de question de voir la naissance d'un Azawad libre et démocratique. Mohamed Ali Ag Attaher avait commencé dès 1920 son combat pour l'indépendance de l'Azawad. Il a alors été combattu par la France et les autorités du Soudan-Français (actuel Mali). En 1957, et 1958, la quasi-totalité des chefs traditionnels de l'Azawad ont envoyé des pétitions au colonisateur français pour lui signifier leur refus de vouloir l'Azawad faire partie du Soudan-Français (actuel Mali).

En concertation avec les autorités du Soudan-Français, la France a fabriqué de toute pièce la République du Mali à laquelle elle a illégalement rattaché l'Azawad en méprisant l'avis des autorités azawadiennes qui ne voulait pas de ce mariage forcé. C'est ainsi que nous comprenions aisément qu'aujourd'hui la France s'accroche à l'intégrité territoriale d'un Mali qu'elle a fabriqué de toute pièce.

 

Par Abdoussalam Ag Inawelene