Les Tamasheq ne sont pas des terroristes

AQMI au Sahel

Les medias nationaux et internationaux accusent aujourd'hui les Tamasheq d'être des terroristes, des trafiquants... Ce sont les intellectuels Tamasheq qui doivent démentir ces accusations. Mais malheureusement selon mes constants les hauts fonctionnaires Tamasheq ne veulent pas contredire ces médias qui salissent l'image des Tamasheq. Ce sont des jeunes étudiants Tamasheq qui se sont mobilisés pour créer une société d'information Toumast Press le 14 Novembre 2011.

 

 

En plus de cette société d'information, beaucoup d'Etudiants Tamasheq alimentent des blogs pour la même cause. L'histoire retiendra que les Tamasheq n'ont jamais enlevé un ressortissant étranger pour l'échanger contre une rançon au contraire les journalistes occidentaux se rendent chez les rebelles Tamasheq.

Le phénomène est nouveau au Nord Mali et les auteurs de ces enlèvements sont connus, personne ne veut en parler ! Les rebelles Tamasheq ne revendiquent que leurs droits celui du problème du développement du Nord Mali. Comme l'a souligné l'Honorable député de Bourem Ibrahim Ag Mohamed Assaleh : "Les enlèvements d'otages sont indiscutablement condamnés par nos pratiques islamiques et culturelles. Jamais les étrangers ne se sont sentis menacés auparavant chez nous. Et c'est une intrusion opportuniste et étrangère qui l'a insinuée. Si AQMI part, cette course au gain cessera, car il n'y aura plus la demande à laquelle répond l'offre. Cette intrusion salie notre réputation et notre image. Nous la récusons, nous la condamnons, et souhaitons que les lecteurs fassent la distinction entre AQMI et les revendications locales".

Aujourd'hui le problème de l'Azawad ne peut être résolu que sur la voie diplomatique. L'image des Tamasheq est actuellement sale. Il faut une large campagne de sensibilisation des reportages, articles... Bref tout ce qu'il faut pour montrer au monde entier que les Tamasheq sont aussi otage de ce qui se passe au sahel. L'AQMI avec lequel on compare les Tamasheq est une organisation internationale. Cette organisation a réussie à recruter quelques jeunes du Nord désœuvrés sans emploi ni revenu.

Dans l'hebdomadaire malien d'informations La Nouvelle Republique N°220 du Jeudi 5 Janvier 2012 nous pouvons le témoignage accabalant d'un élu local du Nord

"Rassurez-vous, vous ne rêvez pas Aqmi finance bel et bien des activités de développement dans le nord de notre pays. L'information nous a été donnée par Sidy Ibrahim Ould Sidatt, maire de Ber, localité située à quelque 40 Km sur la route de Gourma Rharous. Selon lui, comme l'Etat a fuit ses responsabilitésSidi Ibrahim Ould Sidatt, Maire de Ber en abandonnant ces pauvres populations qui manquaient de tout avant, il n'y avait aucune infrastructure sociale de base. Les populations parcouraient des centaines de kilomètres à la recherche d'eau, pas de centre de santé, pas de route, absolument rien. Donc l'Etat semble se désintéresser de ces zones, Alqueda s'y est intéressé car il a besoin de refuge et de base arrière... Cet ainsi qu'il a financé des infrastructures sociales de base dans certaines localités comme Tinecha à quelques 80 Kilomètres de Tombouctou, où AQMI a financé une école, un forage et de l'éclairage public. Pour Sidy Ibrahim Ould Sidatt les chefs locaux n'ont pas les moyens de faire face à l'implantation du réseau Al-Qaeda."

La plupart des jeunes du Nord constituent des proies faciles pour le réseau Aqmi. Ces jeunes au chômage pendant des années préfèrent gagner les rangs d'Aqmi pour subvenir à leurs besoins. AQMI est devenue une entreprise qui paye bien. Comme l'a dit le maire de Ber c'est AQMI qui finance des infrastructures sociales: école, centres de santé, éclairage public... Hama Ag Sid'Ahmad, le porte parole du MNLA reconnaît que quelques jeunes Tamasheq ont été embrigadé par AQMI "Depuis deux mois, nous avons intensifié nos efforts pour les récupérer. Vingt-cinq d'entre eux ont déjà regagné nos rangs". Cette déclaration montre que le MNLA joue un rôle important pour ramener tous les jeunes Tamasheq membres de l'organisation terroriste. Ces jeunes rejoignent les rangs du MNLA.

Lors de leur retour de la Libye, les combattants Tamasheq ont demandés au réseau d'Aqmi de quitter l'Azawad pour aller s'installer ailleurs. Les membres d'Aqmi leur ont répondu que la terre n'appartient à personne, chaque personne n'a que la portion dans laquelle elle sera enterrée. Déclaration de guerre ou intoxication? La seule chose que nous savons est que l'Etat malien est complètement absent sur le territoire azawadien. L'Etat ne fait rien pour protéger les habitants de cette vaste étendue. Ce sont seulement les Tamasheq qui peuvent contrôler cette partie du Mali.

Les journalistes qui se permettent de traiter les Tamasheq de terroristes, de preneurs d'otages doivent prendre en exemple, les français qui ont séjourné pendant des années chez les Tamasheq : Jean Clauzel, Maguy Vautier ... Pensez-vous que si les Tamasheq sont des preneurs d'otages ces français viendront au désert pour les rencontrer? Bien évidemment non! "Notre culture, c'est la tolérance et l'hospitalité, pas les enlèvements" laisse entendre le porte parole du MNLA.

J'invite tous les étudiants, intellectuels Tamasheq de tous les quatre coins du monde, à mener une sensibilisation d'une grande envergure sur Internet, par l'écriture des articles, et des reportages à travers lesquels nous prouverons au monde entier que nous ne sommes pas de terroristes. Ne laissons pas les médias nationaux ou internationaux salir l'image du peuple qui a toujours vécu dans la liberté. Si les Tamasheq ne se mettent pas à démentir ces informations égoïstes, personne ne le fera à leur place. Au travail mes frères, notre peuple compte sur nous.

 

Par Ahmed Ag Zouemar