Face aux terribles manquements du MNLA, la population de Kidal manifeste contre le Mali

manif-kidal-6-aout-2013-coverDans la journée d'hier une grande manifestation a eu lieu à Kidal dans l'objectif de réaffirmer le rejet du Mali, son armée et son administration par les populations civiles de l'Azawad en prenant à témoin les services des Nations Unies présent dans la ville.

 

 

 

 

 

Pendant que le MNLA est paralysé par son incompétence et trainé dans la boue par ses propres membres incontrôlables à l'image d'un Ibrahim Ag Mohamed Assaleh qui n'hésite pas à crier son grand amour du Mali, les revendications légitimes des populations civiles de l'Azawad demeurent toujours à la case de départ près de deux ans après la création d'un mouvement qui était pourtant porteur de beaucoup d'espoirs.

Parce que le MNLA se montre pour le moment incapable de porter les revendications de populations azawadiennes qui lui vouent toujours leur amour, celles-ci se décident de plus en plus à prendre le taureau par les cornes et faire passer elles-mêmes leur message à qui de droit.

Ceci fut le cas hier mercredi 7 Août 2013 dans la ville de Kidal où plusieurs centaines de personnes ont manifesté avec des slogans comme «Azawad, OUI; Mali, NON», «Mali dehors!», «Non à l'armée criminelle du Mali, Non aux milices ethniques et tribales», «Après 53ans, trop c'est trop», «libérez nos prisonniers politiques».

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Parmi les revendications des manifestants qui furent communiquées à des représentants des Nations Unies et de l'opération Serval de la France, il y avait entre autres la libération des prisonniers politiques azawadiennes conformément à l'article 18 de l'Accord Préliminaire de Ouagadougou, la sécurisation complète de la région de Kidal par les forces neutres (MINUSMA et opération Serval) et le cantonnement permanent et continuel de l'armée malienne accompagnée de ses milices.

 

Ces deux revendications mettent malheureusement en exergue les tares terribles du MNLA qui fut signataire à Ouagadougou d'un accord totalement en sa défaveur et qui n'a toujours pas reçu une seule des faveurs symboliques que devaient lui faire le Mali. En effet, en échange de l'organisation des élections maliennes dans la région de Kidal, les autorités maliennes devaient procéder à la prise de mesures de confiances telles que la libération des prisonniers azawadiens qui ne sont accusés d'aucun crime.

Non seulement le Mali n'a pas libérer un seul prisonnier azawadien et n'a rien offert au MNLA, en plus, l'administration malienne a organisé les élections dans la région de Kidal et a surtout déployé son armée balbutiante dans toutes les villes anciennement sous contrôle du MNLA dont les forces sont cantonnés avec aucun moyen d'alimentation.


Par Aljimite Ag Mouchallatte