Retour sur le rassemblement de solidarité avec l'Azawad à Paris le 4/2/2012
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- Créé le lundi 6 février 2012 00:00
- Écrit par Ahmeyede Ag Ilkamassene
C'est un cœur rempli de fierté que nous avons reçu les images de la manifestation de solidarité avec l'Azawad organisé le 4 Février 2012 à Paris par Tamazgha. Malgré un froid glacial dans la capitale française, cette première manifestation hors de l'Azawad a été un succès tant par la quantité que par le qualité de la participation. La tentative de perturbation de la manifestation par un petit groupe de Maliens est passée inaperçue.
Attristé par le sort des populations de l'Azawad illégalement prise en otage par le Mali, l'Association Tamazgha a pris l'initiative d'organiser la première manifestation en faveur de l'Azawad à l'étranger. Plus de deux cents personnes ont répondu à l'appel présent, certains faisant le déplacement depuis des pays à l'extérieur de la France. Toujours digne de sa renommée, Tamazgha a transformé la Place Edouart Herriot devant l'Assemblée Nationale Française en la capitale de l'Azawad et du monde Amazigh. Les drapeaux Imazighens et de l'Azawad étaient présent aux différents abords de la place.
Comme toute manifestation, les banderoles et autres pancartes ont tenu une place primordiale. Voulant immortaliser l'identité Amazigh du regroupement, on pouvait lire en tifinagh "Tanekra dagh temoust " en tifinagh ou encore "Pour la libération de l'Azawad – Tilelli i Azawad". De nombreux manifestants bradaient des pancartes comme "Mali = AQMI – Azawad = Liberté", "Halte aux massacres des Touaregs!" ou encore "Azawad libre".
Mossa Ag Attaher, porte-parole du MNLA a tenu à remercier chaleureusement les participants dont la volonté a été plus forte que la météo française. Il a
présenté la nécessité et la légitimité de l'autodétermination de l'Azawad en faisant référence à des évènements depuis la colonisation française (organisation sociale et politique historique, pétitions aux administrations coloniales, promesse d'indépendance par la France coloniale) en passant par les rebellions de 1963, 1990, et 2006 et les conséquences. Il conclut en affirmant :
"L'armée malienne doit savoir qu'elle ne pourra jamais nous déposséder de notre détermination à mener jusqu'au bout notre combat pour la liberté. A travers leurs actes irresponsables, ils ne font qu'aiguiser davantage notre croyance aux idéaux qui nous animent. L'exil de nos sœurs, de nos ainés, de nos mères à travers les pays doit prendre fin! Nous avons un territoire et il nous appartient depuis la nuit des temps."
Mamatal Ag Dahmane, porte-parole en Europe de l'Association des Réfugiés et Victimes de la Répression dans l'Azawad (ARVRA) a dessiné un tableau
triste mais pertinent de la crise humanitaire qui secoue l'Azawad et ses populations. Outre les conditions de sècheresse qui étaient déjà présente, des dizaines de milliers de réfugiés se retrouve au Burkina Faso, au Niger, en Algérie, et en Mauritanie et ont besoin d'un soutien urgent des organismes internationaux.
Masin Ferkal, représentant de Tamazgha, organisatrice de la manifestation de solidarité a appelé l'ensemble des participants et des organisations
humanitaires a considéré le combat pour la libération de l'Azawad comme le leur, l'Azawad étant témoin pour la première fois d'Imazighens demandant purement et simplement leur indépendance du colonialisme. Il n'a pas oublié de souligner la dangerosité de l'Algérie et de ses services secrets. Il a appelé le Mouvement National pour la Libération de l'Azawad à se détourner de se voisin qui ne veut point son bonheur.
Lilli de l'association "Internationale Touaregue" a également fait une intervention très remarqué. Elle n'a pas oublié de rappeler le gouvernement à son devoir
d'appliquer le multiple règlement qu'il a signé et qui l'oblige à organiser l'autodétermination des peuples de l'Azawad. Elle pointa du doigt également la courte mémoire du Mali, qui il y a quelques années dans le conflit l'opposant au Burkina Faso, avait déclaré devant la Cour International de Justice que les frontières issues du colonialisme n'était pas des frontières fixes et que ne devait pas en tenir compte, et qu'en tant que représentant des peuples, il se réserve le droit de changer ces frontières afin de répondre aux aspirations de ces peuples.
Aussi, les représentants de nombreuses entités Amazigh de France ont apporté le soutien de leur organisation au combat légitime que mène le Mouvement
National de l'Azawad. C'est ainsi que le Mouvement Autonome Kabyle MAK-France a fait une intervention remarqué notant la légitimité du combat des Azawadiens. Youcef Alioui, chercheur-écrivain à représenter une partie de la société Kabyle. Etaient présente également Tamaynut-France, l'association Tikli, et l'association Azal entre autres.
Ibrahim Ag Wanasnat, membre du Mouvement National pour la Libération de l'Azawad en Belgique a également noté la future organisation d'une 
Lire le compte rendu de Tamazgha ici aussi
Par Ahmeyede Ag Ilkamassene
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