Ménaka, le peuple s'exprime: Oui à l'Azawad, non au Mali et ses milices; un Cpt. français en témoigne

Après les déclarations des chefs de tribus et élus des régioentre-ville-de-menakans de Kidal, Ménaka et Tombouctou qui apportent leur soutien indéfectible au MNLA qu'ils présentent comme leur seul et unique représentant, la population civile elle également refuse de ne pas s'exprimer haut et fort pour se faire entendre dans le monde entier. Hier à Ménaka, les populations de l'ensemble des villes de la région se sont rencontrées pour rejeter le Mali et son armée criminelle et prendre à témoin les soldats français présents dans la ville.

 

 

Il y a quelques jours, nous partagions avec nos lecteurs la version originale scannée d'une déclaration signée, preuves à l'appui, par 90 leaders communautaire de la région de Ménaka. L'objectif de cette rencontre du 12 Février qui a réunie plus de 300 chefs de fractions, élus, et notables était d'abord de désavouer clairement et sans ambiguïté les Touareg démagogues de Bamako comme Bajane Ag Hamatou qui sont instrumentalisés par le Mali.
Le second objectif était de dire que les populations de l'ensemble de la région de Ménaka avaient un seul et unique porte-parole qui est le Mouvement National pour la Libération de l'Azawad qui est le seul à s'exprimer au nom des populations de la région. De ce fait, les populations de la région de Ménaka mandataient le MNLA pour prendre toutes les dispositions nécessaires pour trouver une issue au conflit qui oppose les états de l'Azawad et du Mali.
Pour donner encore plus de voix à la déclaration solennelle de leurs chefs de tribus et élus, les populations de la région Ménaka ont décidé d'organiser une manifestation géante le Samedi 23 Février 2013 dans la ville de Ménaka. Pour assurer la sécurité des manifestants étant donné la présence de l'armée criminelle du Mali et de ses milices, les chefs de tribus ont rencontrés directement le Capitaine français, représentant du Commandement militaire de l'opération Serval dans la ville. Après des échanges cordiaux et profonds, le contingent français dans la ville a assuré aux chefs de tribus qu'ils protégeront la population civile et qu'elle pouvait manifester sans crainte durant la manifestation.
Pour réussir l'évènement, les populations locales se sont déplacées de villes comme Tine-Fadimata, Ikadewane, Ine-Sinanane, Tidermene et autres Tedjerert, en parcourant souvent une distance de plus d'une demi-journée. Cet engouement massif des populations des villes de la région veut à lui seul dire l'importance que revêt pour la population de Ménaka son devoir de s'exprimer clairement et sans ambigüité.
Et c'est clairement et sans ambigüité que la population s'est exprimée durant l'évènement. En chœur, des milliers de personnes ont scandés des slogans comme: "Oui à l'Azawad, Non au Mali", "Oui au MNLA, Non à l'Armée Malienne", "L'armée malienne et les milices hors de Ménaka", "Justice et réparation pour les victimes du Mali depuis 1963" , "Après 52 ans trop c'est trop", "Le Mali à la Cour Pénal Internationale", et surtout "Liberté pour Abdoulkarim Ag Matafa et ses 3 compagnons".
Abdoussalam Ag Inawelene, notre envoyé spécial dans la ville note des vieux en larmes qui affirmaient qu'enfin, le rêve de leur père et héro Fihroune Ag Alanessate était sur le point de voir le jour et que cette fois-ci la maturité politique de la population locale a pris la place des épopées guerrières de Fihroune et de ses compagnons.
Après de longues heures de manifestations dans plusieurs artères de la ville, le Capitaine français qui dirige l'opération Serval dans la ville est venu rencontrer les manifestants en leur affirmant qu'il a vu tout le déroulement de la manifestation et qu'il a pris bonne note des revendications qu'il transmettra non seulement à sa hiérarchie, mais aussi au Quai d'Orsay à Paris en France. Le Capitaine dont le nom ne nous est pas parvenu à affirmer à la population qu'il commence véritablement à comprendre le message de la population et qu'il n'est pas le seul. Il leur a assuré que les questions qu'ils ont évoquées sont en train d'être traitées politiquement au plus haut lieu. Pour finir, il a demandé aux manifestants de rabaisser la tension car leurs revendications et rejet du Mali avaient le don d'exciter l'armée malienne et ses milices qui assistaient malgré eux à la manifestation.
Par égard à la demande du Capitaine français, et après quelques minutes d'échanges internes, les leaders présents ont décidés de mettre fin à la manifestation géante et ont demandés à la population passionnée de rentrer chez elle avec le sens du devoir accompli.
Malheureusement, le Mali étant toujours là pour gâcher la fête des azawadiens, après la manifestation, plusieurs jeunes leaders furent arrêté ont reçu des coups et blessures par l'armée malienne et la milice Delta du Colonel-Major Alhaji Ag Gamou. Cette milice dirigée par l'assassin et trafiquant de drogue Ahmadou Ag Badi a également ouvert le feu plus tard sur un petit regroupement des manifestants en blessant un d'entre eux. N'étant pas étrange à la honte et à la bassesse, l'armée malienne et ses milices ont frappées plusieurs personnes dont des vieilles personnes de 70 ans.
L'une des vieilles personnes qui fut frappé déclarât à Abdoussalam Ag Inawelene: "Fihroune et ses guerriers ont affrontés dans cette même ville les français alors qu'il n'avait presque pas d'armes à feux. 100 ans plus tard ce n'est pas les coups et les blessures des maliens et des Touareg vendus au Mali qui vont nous décourager. On continuera car c'est notre devoir."


Par Aljimite Ag Mouchallatte