Malgré l'implication de la France, la coalition terroriste gagne toujours du terrain au Mali

operation-serval-soldats-francais-blindesMalgré l'opération Serval lancée il y a près d'une semaine, la coalition terroriste Ansar A-Dine, AQMI, et MUJAO est loin d'être vaincue. Pire, elle avance et donne du fil à retordre aux forces spéciales françaises déployées au sol et dans les airs. La question qui se pose: la France, soutenue par les forces africaines, est-elle prête à combattre la coalition terroristeavec ses partenaires actuels?

Pendant des mois, Toumast Press et certains membres du MNLA comme Nina Wallet Intalou et Mossa Ag Attaher n'ont cessé d'appeler la communauté internationale à une prise de conscience rapide du danger immense qui commence à planer sur l'ensemble de la région Sahélienne.
Mais nous avons rappelé à plus d'une reprise que cette prise de conscience ne signifiait pas des actions hâtives sans de fortes analyses préalables. Déjà en Mai 2012, Nina Wallet Intalou, membre fondatrice du MNLA tirait la sonnette d'alarme

"La communauté internationale ne peut plus se permettre de rester spectatrice. C'est maintenant ou jamais qu'elle doit agir.
"Recourir à toutes autres voies et moyens sera désastreux et ne fera que déstabiliser un peu plus la région et rendre la situation incontrôlable pendant des décennies. Une fois que l'Azawad obtiendra le soutient nécessaire, il combattra toute présence obscurantiste et terroriste dans l'Azawad. La précarité de la situation demande une prise de décision rapide de la part des nations éprises de paix, de tolérance, et de justice. La configuration actuelle due à un délaissement total disparaitra dès que l'Azawad et le MNLA auront à leur coté une communauté internationale disposé à lutter ensemble contre l'ennemi commun."

Non seulement la prise de conscience rapide qui était demandé n'a été faite que plus de six (6) mois plus tard, mais pire encore, la France qui a décidé d'agir l'a fait hâtivement et sans choisir le seul partenaire crédible qu'elle pouvait avoir: le MNLA.

La France a décidé de lancer son opération Serval en se faisant "accompagner" par l'armée malienne, une armée dont les démangeaisons dans les pieds l'oblige a toujours être en mouvement, toujours en fuite au moindre signe ennemi.
La conséquence des ces mauvaises analyses de la France ne se sont pas fait attendre. Alors que l'armée incompétente du Mali faisait recours à son arme favorite, comprenez le mensonge et la désinformation, le Ministre Français de la Défense Jean-Yves Le Drian a fini par admettre Mardi à l'AFP que la ville de Konna, cible de très forts bombardements français, n'avaient pas encore été reprise par l'armée malienne.
Non seulement la ville de Konna, n'a pas été reprise, mais en plus, la ville de Diabali a été prise depuis le Lundi soir par Abou Zeïd, le leader le plus sanguinaire d'AQMI.
Plutôt dans la journée, des sources locales dans la ville malienne de Niono affirmait être presqu'en état de siège de la coalition terroriste.
Ce constat terrible montre que l'intervention militaire de la France a été tirée par les cheveux car s'appuyer sur l'armée malienne dans une guerre équivaudrait à porter un double fardeau.
Le reste de la communauté internationale doit rapidement tirer des erreurs de cette mauvaise analyse française et construire un partenariat solide avec le MNLA, seul armée crédible dans la sous région pour la guerre contre le terrorisme.


Par Ahmeyede Ag Ilkamassene