Arrestations/séquestrations et série de massacres par l'armée malienne les 13 et 14 Mars 2013

armee-malienne-roquetteLe génocide silencieux du Mali continu au moment même où les marionnettes et Arabo-Touareg de services du Mali essai de faire revenir les populations réfugiés dans les pays limitrophes afin de servir de chair à canon pour un Mali qui continue de nier l'existence de tout massacre.

 


Le Mercredi 13 Mars 2013, le même jour où des marionnettes maliennes comme Nock Ag Attia et Mohamed Mahmoud El Oumrany tentaient de tromper les réfugiés du Burkina Faso pour les inciter à retourner au Mali, l'armée malienne ouvrait le feu sur un campement Touareg près de Djebock dans la région de Gao. On nous signale des morts et des blessés que nous n'avons pas pu quantifier.
Cette même unité de l'armée malienne avait ouvert le feu quelques heures plutôt sur un véhicule dans la ville de Djebock. Le conducteur, un Touareg, que nous n'avons pas pu identifier est mort sur le coup. Sa femme et son enfant qui étaient avec lui dans la voiture ont été gravement blessé. Là encore, la violence gratuite semble s'expliquer uniquement par l'origine Touareg des victimes.
Ce même Mercredi 13 Mars, l'armée malienne a arrêté 5 personnes à Tin-Tedeine dans le Gourma central dans la région de Tombouctou. Toutes les victimes étaient des civils qui n'avaient aucun lien avec un quelconque mouvement politique ou armé. Nous ignorons leur sort à l'heure actuelle. Les noms des 5 personnes arrêtés figurent comme suit:

1- Omar Ag Aghati,
2- Abdourahman Ag Almoustapha,
3- Mohamed Ag Ballaly,
4- Abdourahmane Ag Mohamed Aly,
5. Aboubacrene Ag Tawala.

Le lendemain Jeudi 14 Mars 2013, l'armée malienne a enlevé 3 personnes à Rharous (Tagharouste). Toutes ces 3 personnes étaient des civils sans aucune coloration politique. Nos sources n'ont pu identifier qu'Ahmadane Ag Borie dont l'activité principale est instituteur. Les deux autres personnes que nous avons pu identifier appartiennent aux communautés Arabe et Sonrhaï. Nous ignorons leur sort à l'heure actuelle.

Toujours hier Jeudi 14 Mars, nous apprenons que 3 personnes furent enlevées par l'armée malienne dans la petite ville de Bamba dans le cercle de Bourem dans la région de Gao. Les civils, tous Touareg et sans aucune coloration politique ont reçu la visite de soldats maliens dans la soirée. Leurs proches n'ont aucune information concernant leur sort. Leur noms sont les suivant:

1- Hakkom Ag Mohamed Attaher,
2- Inkona Ag Ismaguil,
3- Aboubakren Ag Issouf.

Toutes ces actions se sont passées le jour même où des émissaires maliens essayent en vain de faire revenir les réfugiés du Burkina Faso qui sont en majorité originaire des régions où l'armée commet ses massacres.

La communauté internationale, à travers le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'Homme, commence à dénoncer ses massacres de l'armée malienne. Mais le Mali lui continue de narguer cette même communauté internationale en niant tout massacre et en accusant plutôt les populations civiles, les medias et les organismes de droits de l'Homme. L'absence de sanctions et de mesures dures de la communauté internationale.
Au moment où la Cour Pénal Internationale semble continuer à vouloir être partial en évitant d'enquêter les crimes commis par l'armée malienne, la création d'un Tribunal Pénal International pour le Mali s'impose.


Par Ahmeyede Ag Ilkamassene