Sadou Diallo: "Je mets sur le dos du MNLA tous les viols et crimes commis par le MUJAO à Gao"

Sadou-Diallo-drapeau-mali-franceIl y a quelques jours nous annoncions la campagne de propagande qu'orchestraient les autorités maliennes, en premier lieu desquels Sadou Diallo, dans la ville de Gao en vue d'accuser le MNLA de viols. Dans une vidéo récemment mise en ligne par la télévision française TV5, ce maire de la ville de Gao avouait qu'il accuse le MNLA de tous les viols et autres crimes commis par les terroristes du MUJAO.

 

 

A partir du 9 Février dernier, les gros titres de la presse malienne faisaient état de la possible évasion de deux barons de la drogue qui avaient été arrêtés par les forces françaises et leurs supplétifs de l'armée malienne dans la ville de Gao. Après leur détention de quelques heures, Mohamed Ould Awainat (libéré il y a un an par les autorités maliennes) et son partenaire Baba Ould Cheikh auraient été mystérieusement libérés avant de quitter la ville de Gao.
Pour la presse malienne, il n'y avait aucun doute les libérateurs étaient les Colonel-Major Al-Haji Ag Gamou et Abderahmane Ould Meydou ainsi que Sadou Diallo, le maire de Gao. Si la situation d'Ould Meydou demeure floue, le Colonel-Major Al-Haji Ag Gamou a été rappelé à Bamako il y a près d'une semaine. Selon ses proches, l'une des raisons de son arrestation s'explique par son implication dans la libération des deux barons de la drogue qui sont recherchés par les services occidentaux pour leur implication dans l'affaire Air Cocaïne
Le 12 Mars dernier sur la télévision France 24, à la question de Marc Perelman de savoir si Sadou Diallo aidait les narcotrafiquants à échapper la justice, ce dernier à répondu vaguement: "je n'ai pas le pouvoir de le faire" alors que carte blanche lui a été donné dans la ville de Gao et que c'est lui qui a orchestré et encadré les pillages des commerces des Arabes de la ville juste après l'entrée de l'armée française dans la ville. 
Il y a quelques jours, nous annoncions que Sadou Diallo, en compagnie de Me Malick Maïga, était en train de payer des femmes et des jeunes filles afin qu'elles puissent affirmer qu'elles ont été violées par les combattants du MNLA entre la période du 1er Avril au 27 Juin 2012, date de la présence de leurs présences dans la ville. Ce Maire aux accointances avec les milieux du narcotrafic le faisait d'abord pour se débarrasser du MNLA car depuis Janvier 2012, les forces du mouvement révolutionnaire en bloqué le passage du trafic de drogue par l'Azawad. En d'autres termes, "qui veut tuer son chien l'accuse de rage."
La rage, le MNLA n'en n'a pas. Par contre Sadou Diallo lui a une forme rage contre le porte-drapeau des populations de l'Azawad. Il y a quelques jours, la télévision française TV5 faisait une émission spéciale sur le Mali. A l'occasion, elle diffusait un passage dans lequel le Sadou Diallo avait été interviewé surement après l'entrée des troupes françaises dans la ville de Gao. Entre autres, il disait:

"Je suis plus énervé contre le MNLA que [les narcoterroristes du, NDLR] MUJAO. Le MUJAO ils m'énervent parce qu'ils ont violés nos femmes, ils ont coupés les mains de nos jeunes valides. Mais en réalité, tout cela je le mets sur le dos du MNLA."



Son aveu est sans appel. Sa seule cible c'est le MNLA qui sera accusé par lui et par les autorités qu'il représente de tous les crimes qu'il les ait commis ou pas. L'accusation favorite du MNLA et de ses propagandistes contre le MNLA ce sont les viols qu'il aurait commis dont nous n'avons trouvé aucune trace.
Lorsque Sadou Diallo, pièce maitresse de la machine de propagande anti-MNLA du Mali, affirme qu'il fait tout pour accuser le MNLA, la communauté internationale doit savoir à quel genre de personnes elle a affaire. Son objectif n'est pas de faire la lumière sur les crimes commis contre ses électeurs ou d'obtenir justice et réparations pour eux, mais plutôt de commercialiser leurs malheurs, d'en faire porter le chapeau au MNLA et ainsi obtenir les avantages du Mali pour réussite de sa campagne mensongère et d'incitation à la haine.
Pour mémoire, en Mai dernier, Human Rights Watch accusait le MNLA de viols. Après enquête, nous avions appris que les chercheurs de l'organisation n'ont pas pu quitter Bamako. Au lieu de leur permettre de se rendre sur le terrain, les autorités maliennes les ont mis en contact téléphoniques avec des victimes fictives supposées vivre dans la ville de Gao qui ont bien évidemment firent état de viols commis par le MNLA. Sadou Diallo était encore l'une des pièces maitresse de ce dispositif dont le but était de tromper les chercheurs de Human Rights Watch.
La Cour Pénal International, les organisations de défenses des droits de l'Homme et toutes autres organisations doivent se rendre sur les lieux des crimes, y enquêter de manière complètement libre et indépendante du Mali afin d'espérer ne pas tomber dans un piège comme celui de Sadou Diallo qui "mettra tout sur le dos du MNLA". La Cour Pénal Internationale et sa procureure Fatou Bensouda se doivent de prouver leur neutralité et leur impartialité en affirmant que la Cour enquêtera sur tous les crimes commis par toutes les parties dont le Mali et son armée.


Par Alghatek Ag Emasseye