Humanitaire: Des réfugiés Azawadiens en Mauritanie

refugies aghor_femmes_tentesIl y a 20 ans, un nombre impressionnant d'Azawadiens rejoignait les camps de réfugiés de Fassala, Bassikounou, Aghor, et Ambara en Mauritanie. Fuyant une mort certaine du fait des agissements de l'armée Malienne et de ses milices du Gandakoy, beaucoup d'entre eux allaient mourir en route ou dans les camps de réfugiés à cause de la malnutrition et des maladies contagieuses. Depuis une dizaine de jours, des Azawadiens cherchent refuge dans le camps de Fassala. Pour le moment, l'aide aux réfugiés y est quasi-inexistante.

Depuis le début des affrontements armés le 17 Janvier 2012 et la nouvelle stratégie malienne consistant à opposer les communautés pour une guerre civile et à faire des bombardements aériens, sans aucune précision dans les villes occupées par le MNLA, des centaines de familles Azawadiennes ont commencées à fuir les zones de combats. Une partie des populations commencent à s'éloigner des villes en direction des campements au milieu du désert. Vu la stratégie d'étouffement entreprise par le Mali, de nombreuses familles se déplacent sans aucun moyen de subsistance et dans des conditions précaires.

Une autre partie des Azawadiens se résolvent à traverser les frontières des pays limitrophes. C'est le cas des habitants de la ville de Léré qui a été prise le Vendredi par les forces du MNLA. Selon l'AFP, plus de 300 familles ont rejoint le camp de Fassala situé à 50 kilomètres à la frontière Mauritanienne. Nos sources nous affirment que plus d'un millier de personnes y sont actuellement, et ce nombre est appelé à grandir dans les jours qui viennent. Elles ont le reçu la visite du Préfet de Bassikanou, pas plus. Nous appelons les organisations internationales des droits de l'Homme et des refugiés à s'intéresser à leur situation alarmante. Nous remarquons que durant la rébellion des années 1990, les premières organisations à avoir réagi l'ont fait après plus de 6 mois. La majorité des autres organisations, plus d'un an ou deux. La mort et les maladies contagieuses n'attendaient malheureusement pas les secours dans ces camps de réfugiés. Pour édifier les lecteurs sur la situation dans laquelle vivent ces réfugiés, ci-dessous se trouve un documentaire tourné dans le camps d'Aghor en Mauritanie en 1992 par Honorat Jean Claude.



D'autres sources nous informes également que des dizaines de familles de la région de Kidal ont déjà commencé à se rendre en Algérie pour fuir les combats entre les forces armées du MNLA et du Mali. Plus au sud dans la région de Gao, des familles considère sérieusement à se réfugier vers le Burkina Faso avant que les combats ne commencent dans leur ville. Les massacres des populations civiles sous les ordres de l'armée Malienne et de ses milices du Gandakoy dans les années 1990 n'ont pas encore été oubliés, et le risque de leur réédition est présent. Nous lançons un appel vers les organisations nationales et internationales des droits de l'Homme et des refugiés afin qu'elles assistent ces populations victimes du conflit Azawadien.

 

Par Khado Ag Ghousmane