L'Azawad en marche, le plus grand hôpital national de nouveau fonctionnel

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Grace à l'appui du Comité International de la Croix Rouge, la marche institutionnelle amorcée par l'Azawad ces dernières semaines se traduit aussi sur le plan médical avec la réouverture de l'hôpital de Gao, le plus grand de l'Azawad. Le MNLA dans son objectif de rétablissement rapide de l'ordre institutionnel dans l'Azawad a pris toutes les dispositions sécuritaires pour rassurer la Croix Rouge.

Une fois de plus, la réalité du terrain vient démentir complètement la propagande mensongère anti-azawadiennes via les media internationaux. Alors que ce matin, Radio France Internationale et d'autres medias annonçaient qu'Ansar Adine et son chef le sombre Abou Fadil (Iyad Ag Ghaly) contrôlait la ville Gao avec seulement une vingtaine de vehicules, la Croix Rouge, une organisation humanitaire mondialement connue pour sa neutralité vient d'affirmer haut et fort avoir terminé la réhabilitation de l'hôpital de Gao. Les crimes commis par Ansar Adine et alliés à Tombouctou sont une preuve de l'incompatibilité entre un environnement serein de travail et ces groupes extremistes.

Pour mémoire, cet hôpital et d'autres biens publics et privées avaient été complètement pillés par des milices armées à la solde de l'ancien colonisateur Malien juste avant et après la libération de la cité des Askias devenue depuis lors la capitale de l'Azawad. Après ces évènements traduisant un manquement grave dans le dispositif sécuritaire du MNLA, cette organisation révolutionnaire semble avoir tirée toutes les leçons afin d'enclencher un retour rapide à l'ordre institutionnel dans l'Azawad.

Après la formation de Coordination de la Société Civile de l'Azawad avec Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun comme président avec des membres représentant non seulement les différentes ethnies Azawadiennes mais aussi les différentes localités, l'Azawad a tenu son 1er Congrès National à Gao du 25 au 27 Avril 2012. Durant ce congrès, les personnalités civiles et militaires ont décidés d'accélérer la marche de l'Azawad vers un fonctionnement digne de toute république démocratique et laïque.

L'un des premiers à chantier à entreprendre dans cette démarche était la mise en place des institutions sanitaires de l'Azawad. C'est ainsi qu'une unité de combattants du MNLA fut chargé d'assurer en permanence la sécurité d'une équipe de la Croix Rouge dont l'objectif sera de remettre en état de marche le plus grand hôpital de l'Azawad, celui de Gao. Grace à ce gage de sécurité offert par l'état-major du MNLA, le CICR a pu acheminer du matériel médical depuis le Niger.

L'ensemble de l'Azawad est très reconnaissant au CICR pour cette noble action qu'elle a entreprise afin d'aider notre état à combler les difficultés inhérentes à toute jeune république en pleine reconstruction. Au MNLA nous adressons nos félicitations pour s'être engager non seulement à protéger les équipes de la Croix Rouge mais aussi à assurer la sécurité des infrastructures sanitaires et publique de l'Azawad pour que plus jamais ne se répète un sabotage similaire à celui des milices armées à la soldes du pouvoir raciste et génocidaire du Mali.

Cette noble action du CICR vient aussi démentir le rapport surréaliste de Human Right Watch sous la direction de sa chercheuse Corinne Dufka. En effet, comment es ce qu'un MNLA que cette organisation accuse de piller les centres sanitaires va inviter la Croix Rouge à restaurer le plus grand hôpital de l'Azawad tout en assurant sa sécurité? Aussi, l'excuse selon laquelle l'équipe de Human Right Watch n'a pas investiguer les prétendues crimes dans l'Azawad pour des raisons de sécurité est irrecevable car Human Right Watch n'a pas besoin d'une sécurité supérieure à celles des équipes médicales la Croix Rouge qui sont plus nombreuses qualitativement et quantitativement.


Par Khado Ag Ghousmane