Kidal: cuisante défaite de l’armée malienne qui est délogée de son site de cantonnement

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Dans une brève précédente, nous annoncions que l'armée malienne, engagée depuis quelques jours dans une course aux armements vers la ville de Kidal, a lancé une offensive tôt ce matin contre plusieurs positions du MNLA dans la ville. L'objectif recherché était de laver l'affront subi le Samedi dernier, tout en reprenant par la force le gouvernorat que le MNLA s'était pourtant engagé à lui remettre pacifiquement.


Tout comme le Samedi dernier, le Mali dans son offensive n'a pas fait de différence entre les cibles militaires et les habitations civiles dans la ville. Sur la radio française RFI, un habitant de la ville signale les obus qui tombent près de sa maison.
Après plus de cinq heures de combats, le MNLA fait subir, une fois de plus, à l'armée malienne une cuisante défaite, encore pire que celle du Samedi dernier. Outre les pertes humaines et matérielles, difficilement quantifiables dans le chaos actuel, l'armée malienne perd la seule position qui lui restait dans la ville : le Camp 1 de Kidal, son site de cantonnement suite à l'accord préliminaire de Ouagadougou.
Pour la première fois depuis leur arrivée dans l'Azawad, la MINUSMA et la force Serval ont adoptés une position neutre dans les combattants provoqués par la belliqueuse armée malienne et les forces militaires du MNLA. En effet, au cours d'un balais diplomatique sans précèdent, la communauté internationale a essayé de faire taire les armes pour qu'enfin un dialogue sérieux soit enclencher pour la résolution de la crise entre l'Azawad et le Mali.
Si le MNLA a répondu favorablement, promettant même de remettre au Mali les bâtiments conquis le Samedi dernier, le Mali lui, mené par son armée et une partie de son administration, s'est entêté a mené la guerre contre le MNLA. Il semblerait que la communauté internationale, insultée dans de nombreuses manifestations au Mali, aient décidés de laisser l'armée malienne testé ses véritables capacités guerrières sans aucune assistance.
Il y a une semaine, nous notions que les combattants du MNLA (ni le HCUA ni le MAA ne sont des belligérants) qui encerclaient le Camp 1 de Kidal, site de cantonnement de l'armée malienne ne l'ont pas investi uniquement parce que la France s'est interposé au dernier moment.
Cette fois-ci, ni la France, ni la MINUSMA s'étant interposé, les combattants du MNLA n'ont pas réfléchi à deux reprises avant d'y déloger l'armée malienne. Pire, des jeunes combattants du MNLA ont même mis leur menaces à exécution en expulsant une partie de l'armée malienne de la ville et en la pourchassant jusqu'à plusieurs dizaines de kilomètres dans le désert.

Plus de 30 véhicules militaires maliens sont actuellement devant la base militaire française où les soldats maliens cherchent protection après avoir été pourchassé de leur site de cantonnement. Selon plusieurs sources à Kidal, les français auraient demandés aux soldats maliens de se désarmer d'abord avant d'avoir accès à la base de l'opération Serval.
Plus que le Camp 1 de Kidal, les combattants du MNLA ont aussi investi le fort de Kidal, anciennement utilisé par la colonisation française et qui étaient depuis quelques mois une zone démilitarisée.

Quelle sera la position de la France dans les prochaines heures ? Essayera-t-elle de remettre, une fois de plus, le Mali et son armée en position de force dans la ville? Ou se limitera-t-elle à sa qualité de force neutre, telle que dictée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies?
Pour une fois, la MINUSMA dira-t-elle réellement ce qui s'est passé à Kidal, en notant les innombrables provocations de l'armée malienne, ou comme à son habitude participera-t-elle à la propagande mensongère du Mali?


Par Ahmeyede Ag Ilkamassene