Plus aucune trace du Mali et de son armée à Kidal, Ménaka, Adaramboukare, Anefif et Adjelhoc

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La journée d'hier a été une défaite totale pour le Mali et son armée dans l'Azawad. Alors que la direction politique du MNLA s'étant engagé à restituer au Mali tous les lieux conquis durant les précédents combats et de revenir sur ses positions initiales, l'armée malienne, portée par une incompréhensible et infondée fougue guerrière, a lancé une attaque sur toutes les positions du MNLA dans la ville.


Non seulement le MNLA a repoussé toutes les attaques de l'armée malienne mais il a également expulsé celle-ci de son site de cantonnement, le Camp 1 de Kidal, seule position qui lui restait dans la ville. Au terme de l'attaque qui a couté la vie à de nombreux soldats maliens, une partie du restant de l'armée malienne à quitter la ville de Kidal en direction de Gao alors que l'autre s'est réfugié, après avoir été désarmé, dans le camp partagé par la MINUSMA et la force Serval.
On ne peut que s'attrister du sort du Mali qui aurait pu s'éviter tant de pertes matérielles et humaines si ses dirigeants politiques et militaires ne s'étaient pas emportés par des rêves militaires impossible pour une armée habituée à fuir le champ de combats dès qu'elle fait face à une opposition militaire.
Non seulement le Mali a tout perdu à Kidal, mais en plus, le MNLA qui s'était engagé à lui remettre tous les bâtiments administratifs de Kidal, a décidé de ne plus lui faire, dans les conditions actuelles, des cadeaux.
Quelques minutes après que l'armée malienne ait déposé les armes à Kidal, plusieurs unités du MNLA ont quittés la base de Tin-Fadimata pour lancer une attaque contre les positions de l'armée malienne dans la ville de Ménaka, quatrième plus grande ville de l'Azawad. Aussitôt l'attaque lancée sur la caserne malienne de Ménaka, aussitôt la débandade au sein d'une armée malienne démoralisée après avoir eu vent de la défaite de ses troupes d'élites à Kidal.
Comme à Kidal, ce fut le sauve-qui peut au sein de l'armée malienne qui a tout abandonné à Kidal. Comme à Kidal, mais dans une moindre proportion, le MNLA a récupéré des armes lourdes, des munitions entre autres véhicules militaires.
Après Ménaka, une unité de la base de Tin-Fadimata s'est dirigée sur la ville d'Aderamboukare (Adaramboukane), mais à leur grande surprise, la position militaire malienne était complètement vide. Selon les habitants de la localité, les soldats maliens se sont dirigés vers la frontière nigérienne, distante de quelques kilomètres.
Le même scenario d'Aderamboukane s'est reproduis quelques minutes plus tard dans la ville d'Anefif (Anefis), sur le tronçon Kidal-Gao. Là également, toutes les positions militaires du Mali étaient vides à l'arrivée du MNLA dans la ville, et l'armée malienne et l'administration malienne ayant préféré rejoindre la ville de Gao. Il faut signaler, qu'une grande partie des renforts maliens défaits à Kidal avaient quittés la ville d'Anefif.
Plus au Nord, le même scenario s'est encore reproduit dans la ville d'Adjelhoc (Aguelhok). A l'arrivée des forces du MNLA, la position militaire malienne était encore vide, abandonné précipitamment et tout son contenu matérielle et militaire abandonné sur place.
Outre ces cinq villes, plusieurs sources confirment que le sauve-qui peut de l'armée malienne risque d'avoir lieu dans d'autres ville. Un soldat malien, qui a requis l'anonymat, contacté à Bamako avoue «si les bérets rouges [troupes d'élites, NDLR] et les régiments formés par l'Union Européenne ont perdus à Kidal dans une attaque qu'ils ont préparé avant de lancer, qu'es ce que nous, simple soldats pouvons faire contre des attaques surprises [du MNLA, NDLR]? Il ne sert à rien de mourir dans une guerre déjà perdue d'avance. Nous avons des familles qui ne dépendent que nous.»


Par Aljimite Ag Mouchallatte