Coordination des Cadres de l’Azawad : Les turbans tombent et dévoilent l’incurie des chacals

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Pendant que l'ensemble de la population de Kidal fait face aux blindés français qui protègent les délégations de Bamako se succédant dans la ville,
Pendant que les notables et chefs coutumiers de la région de Tombouctou, dans les camps de refugiés et à l'intérieur du territoire, protestent énergiquement, clament haut et fort leur attachement à l'Azawad et dénoncent la poursuite des agressions des soudards de l'armée malienne contre les populations de l'Azawad dans la zone de Léré, Rharous et dans le Gourma,
Pendant que les forces combattantes de la Zone Ouest de l'Azawad résistent aux agressions terroristes de l'armée malienne et de ses milices supplétives....
Des hommes sortent des rangs et contre toute discipline et règle de conduite des mouvements se rendent à Bamako sur injonction de la sécurité d'Etat malienne. Que sont ils allés discuter ? En tout cas tout sauf l'avenir de l'Azawad puisque personne ne les a mandaté, ni les populations, ni les plus hautes autorités des mouvements de l'Azawad.
La coordination des cadres de l'Azawad, les mouvements de jeunesse de l'Azawad, les organisations de la société civile, les populations azawadiennes, les leaders d'opinion sont médusés par l'attitude des directions centrales des mouvements qui observent un silence troublant face aux comportements de ces personnes sans dignité, ni honneur. Ces personnes qui séjournent à Bamako (en tout cas, cette fois ci) ne représentent qu'elles mêmes et ne saurait engager ni les mouvements, ni les populations.
Ces personnes qui défilent à Bamako, ont-elles, une seule fois, cherché à rendre visite aux prisonniers des mouvements, ont-elles une seule fois, soulevé les comportements génocidaires de l'armée malienne.
La coordination des cadres de l'Azawad, condamne avec fermeté cette attitude et dénonce une démarche de félonie, de hold up et de trahison tout comme elle a fustigé en son temps, le 4 juin 2012, l'accord de la honte passé entre le MNLA et Ansar Edine, à Gao, le 26 mai 2012.
La coordination des cadres de l'Azawad met en garde la communauté internationale contre une reprise généralisée de la violence si la gestion du conflit privilégie de telles pratiques et s'enferme dans des agendas à marche forcée.


Pour le bureau provisoire
Habaye Ag Mohamed