Combien reste-il de balles dans le chargeur?

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Le mécanisme de la machine dirigeante ignore-t-il ou bafoue-t-il les réalités du conflit opposant l'Azawad au Mali? Nombreuses sont les questions que se posent les peuples de ces deux nations, qui malheureusement restent toujours assoiffés de réponses. Nous semblons aller toujours encore plus vers une guerre d'achats ou un chagrin d'amour recouvrant les mythes de tout genre. En effet, nous assistons depuis quelque temps à des aller-retours incessants des belligérant; aller-retours qui malheureusement ne semblent toujours pas aboutir à une solution définitive étant donné que la dernière paire, communément appelée Alger 5, n'a accouché que d'une sourie que certains essaient de peindre en éléphant.

Il est évident que bien avant de mettre le moteur de paix en marche, chacun des deux belligérants se sentait victime des actions de l'autre. A cet égard, les acteurs, noyés sous l'abri de la pression de l'intérieur que de l'extérieur formaient une main de fer. Cependant, des poussées d'efforts commencèrent, bien qu'une réserve d'obstination soit marquée d'un côté, (Mali), pour aboutir à la table de partage des idées. Cela fut la cause de la première prise de contact dirigé par Son Excellence Blaise Compaoré en 2012. Apres cet échange résulte un accord du cessez le feu le 18 Juin. Une fois de plus la partie gouvernementale fait preuve de son manque d'engagement par la reprise d'immense attaque contre les positions des mouvements de l'Azawad qui se sont limités uniquement à défendre leurs positions sans jamais se lancé dans des attaques.

En outre, quelques heures après avoir pourtant initiée une importante attaque contre la ville de Kidal, le 21Mai 2014, l'armée malienne et ces milices ont subies une défaite cuisante qui est encore aujourd'hui une source de démoralisation pour elle. Précipitamment, pour renforcer le précèdent cessez-le-feu mis en péril par le Mali, et en parapher immédiatement un autre le renforçant, le président Mauritanien a atterri dans l'Azawad, précisément à Kidal le 23 Mai 2014 afin de voiler les larmes d'une armée malienne honteuse. Même si la plante semblait fleurir quelques jours plus tard dans les medias, cette fois-ci, la réalité du terrain est bien différente.

Mais le Mali ne pouvant changer du jour au lendemain, pour continuer à violer les engagements précédemment pris, mais cette fois-ci sous un voile, le pouvoir central instauras la stratégie du «divisé pour mieux régner» par la création des milices terroristes et tribalistes qui semèrent encore la terreur (saccage et vole des biens de populations, arrestations et tuerie lâches et inhumaines sur des civiles innocents etc.).

Cependant, la Coordination des Mouvements de l'Azawad (composée du MNLA, du MAA, du HCUA, de la CPA, et de la CMFPR-2) ayant l'espoir d'aller vers une solution pacifique gagnant-gagnant usèrent la sueur de patience, mais la voix de cris des femmes, des vieux et des enfants torturés et opprimés par des hommes sans foi ni lois altérés de sang des innocents sans défenses attisas la colère dans le sang des révolutionnaires. A la suite et dans l'immédiat, des affrontements ont eu lieu; l'armée et ses milices défaites et en position de faiblesse de tous les côtés furent obliger de cultiver le jardin du pacifisme.

Par conséquence, l'Algérie faisant partie des médiateurs et surtout le conducteur, sans permis de la crise depuis des décennies, reprend du service. Encore une fois pour les quatre premier rounds rien de nouveaux qui répond aux aspirations du peuple de l'Azawad que de rendez-vous à base d'intérêts ineptes. La machine ralentie et fonctionne au même rythme. Durant tout cette démarche de paix, la MINUSMA qui est sensée maintenir la paix et la sécurité fait l'oreille sourde et l'œil borgne aux violations par un état malien corrompu et sans scrupule pour les engagements signés et qu'il a lui-même appelés de tout cœur.

Bien que conscients du manque d'engagement de la part de l'état malien, le peuple qui réitérait son espoir d'aboutir à un accord de paix répondant à ses aspirations légitimes tournait ainsi récemment son regard vers le cinquième round du processus d'Alger.

Malheureusement, après toutes les arrestations, massacres et violations des cessez-le-feu faites à l'encontre d'un peuple noble et légitime par un Etat corrompu et inhumain, l'Algérie, chef de file, et une partie de la communauté internationale tentent cette énième fois d'imposer à la Coordination des Mouvement de l'Azawad d'apposer sa signature sur un document qui ne répond ni aux lois ni aux règlements contenue dans la charte des Nations Unies, et encore moins aux aspirations du peuple de l'Azawad. Ce qui fait que depuis l'Amérique, et contrairement aux autres pays de la médiation, refuse de poser la plume sur des pages qui replongeront le sort de tout un peuple noble dans la bouche d'un loup à dents du feu.

En effet, il est primordial de rappeler à tout le monde que ce n'est pas les représentants des mouvements qui décident la solution nécessaire mais c'est le peuple qui guide. Alors que tous ceux qui sont restés accrocher à l'inspiration mensongère du pouvoir central de Bamako commencent enfin à voir la réalité en face. Attention! C'est le peuple qui lutte et c'est au peuple de choisir sa destinée. Le peuple de l'Azawad, frustré par cet énième mépris de la partie opposée qui rejette toute solution du fédéralisme et d'autodétermination, multiplie aujourd'hui les manifestations pacifiques pour un changement de chef de file de la médiation et une séparation définitive et totale de ce « Maloup ».
Pour ceux qui cherche réellement une sortie de crise, voilà certaines questions qu'il faut se poser : Quelle sont les causes du conflit? Y'a-t il une franche volonté de recherche de compromis de paix de la part du Mali et d'une partie de la médiation actuelle? Faut-il chercher d'autres médiateurs?

 

Contribution soumise par Albaraka Ag Ibrahim