Révolution du peuple de l'Azawad

enfant pitieLe parlement malien se prononce, et son armée mise en déroute!

Depuis près d'une année le Mouvement National de Libération de l'Azawad (MNLA), mouvement politico-militaire revendiquant l'indépendance de l'Azawad lance à travers des communiqués et des lettres, des messages d'avertissement aux autorités du Mali, dénonce l'occupation militaire malienne de l'azawad, appellent au dialogue sur la base du droit à l'autodétermination, l'indépendance de l'Azawad, et fixent des ultimatums.

Les réactions de Bamako ne furent que qualifier ce mouvement de coup de bluff, l'assimilant à un mouvement terroriste complice d'AQMI, et qualifie ses combattants de bandits armées, de narco trafiquants etc. ...

Cela en profitant de la naïveté historique de certains officiers acceptant malgré tout se faire identifier et être mis en avant selon leur appartenance communautaire dans la République du Mali idéalisé du Mali jusqu'à l'ivresse, le régime malien comme à son habitude, joua à la politique de "diviser pour mieux régner" sur base ethnique, et confrontation communautaire. Après une succession des leaders communautaires, des chefs militaires, en rang disperser vers le palais présidentiel de Koulouba, condamnant sans raison ni foi, la création du MNLA, en se désolidarisant de la nouvelle dynamique des azawadis. Nous voici ce jour-ci vers la fuite en avant, des habituer aux mises en scène politique et ethnique, pour longtemps maquiller une crise sociale qui n'a que trop durer!

Les périodes du bluff cèdent à celles de la réalité historique d'un conflit qui perdurer, et d'un régime des jeux de prolongations !

Tandis que le MNLA malgré sa préparation sur le plan militaire, réitère son attachement à son objectif sur la base d'un vrai dialogue politique. L'Etat malien lui envoie des émissaires, déclare prendre acte mais continue de militariser l'Azawad contrairement aux closes du pacte national de 1992, et s'enferme dans la tribalisation de la question politique, sociale et économique en formant des milices.

Cette attitude fut considérée par l'Etat Major du MNLA comme une invitation à l'affrontement. C'est ainsi que les combattants du MNLA déclenchent l'ouverture de plusieurs fronts dans l'AZAWAD.

Le 17 Janvier 2012, 3 jours avant la fête de l'armée nationale du Mali, Ménaka, ville symbolique des révolutions azawadiennes fut la première attaquée et prise par l'État-major du MNLA, et s'ensuivent Adjal-Hoc, Tessalit le lendemain.

Les premières informations venants des autorités maliennes expliquaient avoir le contrôle mais l'évolution des combats et des témoignages confirment le contraire (exemple toujours à Ménaka avec la psychose, les boutiques et l'administration inoperationnel).

Des bilans entachés d'incohérences furent avancé par le Mali, après son échec d'occuper Tinzawaten, de maitriser Ménaka, Anderanboukan, Tessalit et Aguel-Hoc, dont voici le témoignage sur RFI.

La politique de désinformation et d'intoxication devenu l'arme privilégiée des régimes maliens par le passé, n'est plus au rendez-vous. L'information à temps réelle, tant bien que mal est relayée à travers les cinq continents par la presse écrite, audio-visuelle et les réseaux sociaux, instruments à la portée des sans voix de ce monde si dominé.

Le MNLA jouant à la modestie ne se vente pas des bilans humains mais continue de préciser que Ménaka et Adjal-Hoc sont sous contrôle par ces unités spéciales et que l'élan de prise du camp de Tessalit est interrompu par la présence d'une unité algérienne qui devrai se retirer afin de donner l'assaut finale sur Tessalit.

Que le ridicule ne tue pas !

Le président ATT se réserve de réagir mais dans son discours traditionnel à la nation à l'occasion du 51ème anniversaire de l'armée malienne, il joue au stratège militaire et à l'expert du « Sang-froid d'Etat », et minimise les faits en les renvoyant aux mêmes contextes des années précédentes, étant donné que les enjeux sont d'importance capitale pour le devenir du Mali et de la région sahélo-saharienne en général.

Le régime malien, sait bien à travers les communications adressées aux chancelleries étrangères présentent au Mali, et aux institutions internationales, que le bureau politique du MNLA maitrise bien ce nouveau format diplomatique dans le manège des leaders d'Etat.

Le régime malien savait ainsi que la gestion de la question de l'Azawad, ne pourra se gérer dans les jeux de diviser et tribaliser les aspirations du peuple.

Le président malien et son cortège, ce sont habituer en maître de propagande médiatique à n'importe quelle occasion, pour faire leur leçon et que l'Etat actuel exige de rendre les rôles à qui de droit, en imposant au peuple malien un mode de pensée sur le problème, qu'il aime coder en "Problème du nord". Le Ministre de la défense malienne d'en faire un "flash des hostilités" au brouillon avec un bilan malheureusement toujours démenti à travers les médias et l'évolution des combats sur le terrain.

La logique militaire d'un chef d'une armée désavouée dans l'Azawad, voudrai que les troupes gardent le moral a travers des mises en scène mensongères, pour éviter des désertions anticipées, qui ne devienne qu'une règle d'une armée en scission, fondée sur un concept de couleur de peau.

Sinon pourquoi après plus de 10 ans de carrière, le langage 'intégrés, rebelles' est tenu aux anciens combattants ayant choisi l'option de partage, de paix, d'unité dans la diversité au sein de l'armée malienne?

Quand le parlement malien voudra voler au secours d'une désunion au sein d'une armée diviser et servant de bouclier pour des régimes envahisseurs !

Ensuite suivra le communiqué conformiste de l'assemblée nationale, à la veille de la fête de l'armée malienne, donnant son aval à l'usage de la force pour imposer le dialogue.

Seulement dans les "considérant" cité par le député traduisant ce communiqué dans la langue de bois, il y a des raisons de soulèvement des azawadiens.

Il est important de mentionner que le parlement, à travers sa Commission Défense et Sécurité, avait déjà reçu du bureau politique du MNLA que :

  • L'Azawad est différent du Mali, qu'il est urgent de poser des actes pour que les deux voisins vivent la liberté et que vive l'Azawad ;
  • L'annexion de l'Azawad par le Mali, est le non respect de la volonté de la correspondance des chefs coutumiers, des notables et des commerçants de la Boucle du Niger TOMBOUCTOU, GAO et GOUNDAME, adresser à sa majesté Monsieur le Président de La REPUBLIQUE FRANCAISE, du 30 mai 1958 ;
  • La présence de l'administration militaire et politique malienne dans l'Azawad est une invasion;
  • La reconnaissance du droit à l'autodétermination, restera la condition pour tout dialogue.

Les députés reconnaissent être au courant de l'objectif du MNLA (l'indépendance de l'Azawad), même s'ils n'ont pas manqué d'y soulever des brouillages, pour ambition d'intoxiquer la masse.

Les parlementaires, gardiens de la démocratie participent à la manipulation de l'information, mais cela ne surprend point, puisque c'est un acte de trahison à répétition à l'égard de leur peuple, qu'ils n'ont jamais cesser d'emballer dans des faux programmes politiques et des débats qui habillent toujours, mais hélas les actes restent les mêmes. En illustre le vote du code de la famille 2011, celui de la réforme constitutionnelle en cours malgré les priorités et les défis actuelles ...

Il faut le rappeler, car cela reste pédagogique, que l'Azawad à gagner en ces 51 années que de la misère économique, que des programmes d'enveloppement sans objet, qu'une censure politique sur toutes les questions, qu'une culture mise au service du tourisme internationale pour vendre l'image du pays ...

Le dialogue reste ouvert, sur la base de la reconnaissance du droit à l'autodétermination de l'Azawad comme toute organisation espérant au respect des institutions internationales.

"Nous tenons à faire savoir au monde que nous ne sommes ni un mouvement terroriste, nous ne sommes pas non plus une rébellion touareg mais un mouvement de révolution Azawadien composé de toutes les communautés du Nord-Mali".

Des sources sur le terrain affirment qu'au sein de l'armée malienne, la confiance entre les soldats dans les rangs de l'armée malienne diminue progressivement car des coups bas sont signalés lors de combat (5 soldats Tamasheq abattus par leurs compagnons d'arme lors d'un renfort à destination de Ménaka, et suite à la désertion d'officiers pour regagner le MNLA). Panique ou consigne?

Cela peut s'expliquer aussi par le ralliement de beaucoup d'entre eux depuis le début des hostilités. A Kidal des personnes sont persécutés, "bastonner" pour juste les liens de sang avec des membres du MNLA.

Toutes les analyses et commentaires poussent à confirmer que la détermination des combattants du Mouvement National de libération de l'Azawad, et leur volonté à faire flotter le drapeau de la liberté est au rendez-vous. Le MNLA confiant et engager pour la libération du territoire de l'Azawad de l'armée d'occupation du Mali, ne panique point, et garde le cap!

Ces lignes...pour les femmes, les hommes, du monde dominé, pour celles et ceux qui sur la route, sont restés debout...pour les ami(es) de cette résistance, qui ont décidé de n'accepter aucun silence complice, ni aucune dénonciation sélective.

 

Par Khoumeidy Ag Acharatmane